Le premier bilan de cette catastrophe naturelle est effroyable. Après plus de deux semaines de pluies torrentielles et de crues incessantes, un vague tableau commence à se dessiner, donnant une idée de l'étendue des dégâts. Quelque 1 600 personnes ont perdu la vie, 14 millions d'autres ont été touchées, 650 000 habitations ont été détruites, faisant pour l'heure 4 millions de sans-abri. Ajoutons à cela le fait que les Nations unies considèrent ce désastre comme pire que le tsunami de 2004, le séisme d'octobre 2005 au Pakistan, et le récent tremblement de terre à Haïti réunis. Nos malheurs apparaissent dans toute leur ampleur. Ce ne sont pas des chiffres à prendre à la légère. Ils exigent de réévaluer immédiatement la situation sur le terrain pour les dizaines de milliers de Pakistanais qui attendent toujours les secours, et de repenser intelligemment notre façon de réagir à cette calamité.